Le e-commerce, une affaire de gros sous ?, sur le blog e-commerce

Deux annonces ont marqué le monde de l’e-commerce français cette semaine : le rachat de Priceminister, premier site d’e-commerce en France, pour 200 millions d’euros par le japonais Rakuten et la levée de fonds de 4 millions d’euros d’Oxatis.

Ces opérations ne font que confirmer que le e-commerce est une affaire de gros sous et qu’on arrive à cette fameuse étape de consolidation des acteurs du marché. Elle est inévitable et fera à terme émerger de très gros acteurs, certainement au niveau européen, voire mondial.

Il faut dire que le e-commerce a bien changé en 10 ans. A l’époque, la grosse barrière à l’entrée était la création du site web, qu’il fallait entièrement développer ou tenter de s’appuyer sur des solutions techniques opensource encore très (trop) jeunes. Aujourd’hui, des solutions comme celles d’Oxatis lèvent complètement ce premier frein pour les professionnels, alors que Priceminister met la vente en ligne à la portée du particulier.

Néanmoins, l’autre frein pour les « petits » e-commerçants a toujours été le trafic. C’est là que ce situe aujourd’hui la principale barrière à l’entrée quand on veut faire du e-commerce. Et elle est de plus en plus haute, car la concurrence est féroce. C’est donc dans le trafic (et dans la fidélisation) qu’il faut investir en priorité quand on se lance dans la bataille de l’e-commerce.

Le e-commerce n’est pas l’Eldorado facile que font miroiter les médias, c’est un marché hyper-concurrentiel mondial qui nécessite d’avoir des moyens pour réussir, ou à défaut, de se positionner sur un secteur de niche.

Yoann Nussbaumer

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